NTIC: Levier de croissance économique en Afrique

NTIC: Levier de croissance économique en Afrique

Dans les années 2000, l’expansion d’internet a considérablement modifié le  mode de vie des Africains et a ainsi frayé le chemin aux nouveaux outils de communication. Ce sont les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) qui ont fait du monde un « village planétaire »

Les NTIC ont profondément changé notre environnement, le cadre de vie, les systèmes d’apprentissage et même les déplacements. Bien plus que cela, les nouvelles technologies de la communication ont apporté des solutions à des problèmes sociaux, économiques et environnementaux. De nos jours, les jeunes créent avec les moyens de télécommunications beaucoup d’applications mobiles entre autres logiciels qui facilitent la vie. En Afrique subsaharienne par exemple, le téléphone portable est actuellement le 1er moyen d’accès à internet. En 2013, l’Association Mondiale des opérateurs Télécom (GSMA) a publié un rapport dans lequel on note que le nombre d’abonnés mobile dans cette partie de l’Afrique a progressé de 18% par an entre 2007 et 2012. Grâce au système d’exploitation des smartphones sous Androïd, il est devenu facile de faire des applications mobiles et autres. Cela permet une synergie entre différents secteurs et contribuent à l’innovation sociale (e-santé, e-learning, etc.), économique (mobile Banking, e-commerce…), environnementale (consommation d’électricité, gestion des déchets urbains etc.)  En novembre 2015, Mc Kinsey Global Institute (MGI) a publié une étude montrant que l’utilisation de l’internet contribue à 3,3% au PIB au Sénégal, 2,9% pour le Kenya, 2,3% pour le Maroc et 1,4% pour l’Afrique du Sud. Les TIC participent ainsi sur le PIB des différents pays africains.

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Les NTICS participent au PIB

Ainsi, promouvoir les NTIC en Afrique fait partie des 17 objectifs pour le développement durable adoptés par l’ONU en 2015. Il faut bien reconnaître que les TIC ont une place de choix dans l’émergence africaine. La banque mondiale en collaboration avec la banque africaine de développement et l’union africaine ont publié une étude sur l’avènement des TIC en Afrique eTransform Africa. Dans ce rapport, il est écrit que les Tics ont donné naissance à des solutions endogènes et transforment les entreprises en fortifiant l’entrepreneuriat et la croissance économique. Dans le eTransform Africa (The Transformational Use of Information and Communication Technologies in Africa), publié en 2012, il est noté de nouvelles données sur la révolution  technologique en Afrique. D’après ce document, environ 650 millions d’abonnements à la téléphonie mobile en 2012. Ce qui fait de l’Afrique un marché plus important que celui de l’UE ou des États-Unis dans ce secteur.  Il est aussi écrit que plus 68.000 km de câbles sous-marins et plus de 615 000 km de réseaux de dorsales nationales ont été installés, augmentant considérablement la connectivité sur le continent africain. La bande passante ouverte à plus d’un milliard de citoyens africains est 50 fois plus large aujourd’hui qu’en 2008.

Les NTIC apportent des solutions dans tous les secteurs de développement

Le rapport eTransform Africa souligne la nécessité de bâtir un secteur des TIC suffisamment concurrentiel pour promouvoir l’innovation. Mais aussi la promotion de création d’emplois et surtout pour dynamiser le potentiel d’exportation des sociétés africaines.  Il énumère les pratiques exemplaires d’utilisation des TIC dans huit secteurs clés que sont : l’agriculture, l’adaptation au changement climatique, l’éducation, les services financiers, la santé, les TIC à l’échelle locale, la modernisation de l’appareil gouvernemental, le commerce et l’intégration régionale. Le Kenya fait partie des pays les plus novateurs en matière d’adoption et d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment par son projet, le Silicon Savannah initié en 2008 avec un budget de 14 milliards de dollars. C’est un bel exemple d’ancrage des nouvelles technologies sur le continent africain ; ce projet permettra la création de plus de 200.000 emplois d’ici 2030.  En même temps, depuis son lancement, Silicon Savannah a vu naitre plusieurs start-up et incubateurs. Plusieurs jeunes ont pris des initiatives ainsi et encouragent l’innovation.  C’est un système tiré du transfert d’argent par téléphone M­PESA qui permet aux exploitants agricoles de mieux gérer les risques naturels tels que les sécheresses ou la surabondance de précipitations. Pour l’adaptation au changement climatique, au Malawi, un projet de déforestation forme les communautés locales, à l’établissement de relevés des villages sur GPS et à l’élaboration de stratégies d’adaptation en fonction de leurs besoins. Côté Service financiers, Orange Sénégal a lancé récemment un service de transfert de fonds, permettant à ses 200.000 abonnés d’envoyer et de recevoir de l’argent par le biais de leur téléphone portable. Dans le domaine de la santé, au Mali, la télémédecine contribue à pallier le manque de travailleurs et de spécialistes de la santé dans les zones rurales, grâce notamment au programme de télé-radiologie IKON. Il apparaît donc qu’en Afrique, Les TICs ne sont pas juste utilisées comme moyen de communication privée ou professionnel mais également comme un véritable outil de développement économique.

Source : Internet


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